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Réglementation

Cool roof en copropriété : convaincre l’assemblée générale et faire voter le projet

Syndic, membre du conseil syndical ou copropriétaire du dernier étage : ce guide donne la méthode pour présenter un projet de toiture réfléchissante en assemblée générale, cadre juridique, dossier à préparer trois mois avant, arguments qui portent, réponses aux objections et modèle de résolution. Sans chiffre inventé : les montants viennent de la proposition établie après étude.

Mis à jour le 11 septembre 2026 · Hélios Solution Cool Roof

Ce qu’il faut retenir

  • Majorité : article 25 f) de la loi du 10 juillet 1965 (travaux d’économies d’énergie), avec la passerelle de l’article 25-1 vers la majorité simple ; qualification à confirmer par le syndic.
  • Urbanisme : déclaration préalable pour changement de couleur (article R. 421-17 du code de l’urbanisme).
  • Fiscalité : TVA à 10 % sur fourniture et pose pour un logement de plus de deux ans ; MaPrimeRénov’ ne couvre pas le cool roof.
  • Arguments : jusqu’à −7 °C ressentis au dernier étage selon l’isolation, étanchéité prolongée, chantier de quelques jours sans levage, garanties.
  • Calendrier : étude gratuite trois mois avant l’assemblée, proposition détaillée jointe à la convocation, résolution rédigée.

Pourquoi les copropriétés sont de bons candidats

Un immeuble collectif cumule les conditions dans lesquelles une toiture réfléchissante rend le plus de service : une toiture-terrasse ou une toiture peu inclinée de plusieurs centaines à quelques milliers de mètres carrés, des appartements sous toiture qui deviennent inhabitables lors des canicules, un budget mutualisé, et une étanchéité dont chacun redoute le coût de réfection. Une toiture sombre atteint 50 à 70 °C en été ; traitée avec le système PrimaTherm® (réflectance 95 %, SRI 120), elle reste entre 25 et 35 °C, soit jusqu’à −30 °C en surface et jusqu’à −7 °C ressentis dans les logements du dernier étage selon l’isolation.

La difficulté n’est pas technique ; elle est collective. Faire voter des dizaines de copropriétaires aux intérêts différents demande une méthode. Notre page cool roof pour les copropriétés présente la solution ; celle-ci se concentre sur le vote.

Le cadre juridique du vote

Quelle majorité ?

La loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixe les majorités selon la nature des travaux. Les travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre relèvent de l’article 25 f) : majorité absolue, c’est-à-dire la majorité des voix de tous les copropriétaires, présents, représentés ou absents. Une toiture réfléchissante qui réduit les besoins de climatisation et améliore le confort d’été entre naturellement dans cette catégorie.

Deux nuances, à faire trancher par votre syndic ou votre conseil :

  • l’article 25-1 prévoit que si la résolution recueille au moins le tiers des voix de tous les copropriétaires sans atteindre la majorité absolue, la même assemblée procède immédiatement à un second vote à la majorité simple de l’article 24 (majorité des voix des présents et représentés) ;
  • si les travaux sont présentés comme relevant de l’entretien de la toiture (protection de l’étanchéité existante), certains syndics les qualifient de travaux d’entretien relevant de l’article 24. La qualification dépend de la rédaction de la résolution et de la doctrine du syndic ; elle mérite d’être fixée avant l’envoi de la convocation.

Convocation et pièces

Le décret du 17 mars 1967 impose un délai de convocation d’au moins vingt et un jours avant l’assemblée, sauf urgence. La convocation doit mentionner la question à l’ordre du jour et joindre les pièces nécessaires au vote : proposition détaillée de l’entreprise, conditions essentielles du contrat, et, si le syndic le juge utile, l’avis du conseil syndical. Une proposition incomplète ou tardive est le premier motif d’ajournement d’un projet ; c’est pourquoi le calendrier ci-dessous commence trois mois avant.

Autorisation d’urbanisme

Passer une toiture du gris au blanc modifie l’aspect extérieur de l’immeuble. En règle générale, cette modification relève d’une déclaration préalable (article R. 421-17 du code de l’urbanisme), instruite en un mois, deux si l’architecte des Bâtiments de France est consulté. Le PLU peut encadrer les teintes ; en site patrimonial, une teinte claire peut être préférée au blanc. Nous vérifions ce point pendant l’étude et préparons le dossier avec le syndic. Notre article sur le cool roof obligatoire ville par ville rappelle les règles locales connues.

Fiscalité et financement

Pour un immeuble d’habitation achevé depuis plus de deux ans, la fourniture et la pose relèvent en principe de la TVA à 10 % (article 279-0 bis du code général des impôts), sous réserve d’attestation. Sur les aides, disons les choses clairement : MaPrimeRénov’ ne couvre pas le cool roof, y compris dans sa version Copropriété ; la prime CEE BAT-EN-112 vise le tertiaire à usage commercial climatisé, pas le résidentiel. Les leviers réels sont le taux réduit de TVA, le fonds de travaux obligatoire (loi ALUR) et, ponctuellement, des dispositifs communaux ou métropolitains de lutte contre les îlots de chaleur, à vérifier localement. Notre page sur les aides au cool roof fait le point.

Préparer le dossier : le calendrier idéal

Trois mois avant : l’étude gratuite

Tout commence par une étude gratuite : métré satellite, analyse du support (bitume, membrane), état apparent de l’étanchéité, contraintes d’accès, réponse sous 48 h. Une visite technique suit pour les tests d’adhérence et le relevé des points singuliers (relevés d’étanchéité, évacuations, équipements). Les membranes PVC ne sont traitées que si elles ont plus de dix ans ; le fibrociment uniquement s’il est postérieur à 1997.

Deux mois et demi avant : la proposition

La proposition doit être lisible par un copropriétaire non technicien. Elle précise :

  • la surface traitée et son mode de calcul ;
  • le système : primaire PH169A, base réflective PH107 en deux passes, finition PH107TCL, 4 couches, 3 produits, et ses valeurs certifiées (95 %, 0,89, SRI 120, Broof(t3)) ;
  • les reprises éventuelles d’étanchéité préalables, chiffrées à part ;
  • la durée du chantier, la méthode sans levage, l’absence d’échafaudage ;
  • les garanties : garantie fabricant du système 10 ans, décennale, parfait achèvement 1 an, biennale 2 ans ;
  • le plan d’entretien (nettoyage à l’eau basse pression tous les 12 à 15 mois) ;
  • le taux de TVA applicable et le montant total.

Aucun prix n’est indiqué dans cet article : il dépend de la surface, du support, de la préparation, de l’accès et des aides, et il n’existe que dans la proposition. Nous expliquons les facteurs sur notre page prix d’un cool roof.

Deux mois avant : le passage en conseil syndical

Le conseil syndical est votre premier auditoire. Présentez-lui l’étude, la proposition, les mesures de température attendues et la question de la majorité. Un conseil syndical convaincu rédige un avis favorable joint à la convocation et porte le projet en séance.

Un mois avant : la convocation

Le syndic inscrit la résolution à l’ordre du jour, joint la proposition et l’avis du conseil syndical, et respecte le délai de vingt et un jours. Un projet présenté en assemblée ordinaire, où la participation est meilleure, a plus de chances qu’en assemblée extraordinaire.

Les arguments qui portent en assemblée

1. Le confort des derniers étages

C’est l’argument vécu. Les occupants sous toiture subissent, plusieurs semaines par an, des températures intérieures que ni les volets ni les ventilateurs ne compensent. Une toiture qui ne dépasse plus 35 °C ne rayonne plus vers les plafonds ; le gain ressenti va jusqu’à −7 °C selon l’isolation de la toiture. Mesure de référence : −29 °C en surface relevés par infrarouge sur le chantier d’Airbus Marignane à la réception.

2. L’étanchéité qui dure

Une membrane qui cycle chaque jour entre 20 et 70 °C se fissure prématurément ; une toiture qui reste sous 35 °C vieillit beaucoup moins vite. Le revêtement protège l’étanchéité des UV et des chocs thermiques, et repousse une réfection dont tous les copropriétaires connaissent le coût. C’est l’argument des étages intermédiaires.

3. Les charges, si l’immeuble climatise

Si des locaux communs ou des équipements sont climatisés, la réduction de consommation se situe entre 15 et 25 % en zone H1, 20 et 30 % en H2, 25 et 40 % en H3, jusqu’à −40 %. Si l’immeuble n’est pas climatisé, l’argument devient celui des climatiseurs individuels évités et des consommations privatives réduites. Notre article sur les économies de climatisation explique ces fourchettes.

4. Un chantier court, sans gêne

Pas d’échafaudage, pas de grue, pas d’accès aux appartements : fûts et pompe au sol, flexibles en toiture, quelques jours d’intervention, la seule nuisance sonore étant le nettoyage du support. Comparé à un ravalement ou à une réfection d’étanchéité, c’est un chantier presque invisible.

5. Des garanties et des preuves

Valeurs certifiées par des laboratoires selon les normes ASTM, classement au feu Broof(t3) (rapport CSTB), durabilité mesurée, SRI conservé après vieillissement accéléré 4 000 h QUV, durée de vie conventionnelle 20 ans (fiche CEE), garanties contractuelles, attestation d’assurance décennale jointe. Nos garanties et nos assurances sont décrites en détail.

Répondre aux objections

« C’est cher pour ce que c’est. » Comparez au coût d’une réfection d’étanchéité que le revêtement repousse, et à la valeur d’usage retrouvée des appartements sous toiture. Le retour sur investissement se situe généralement entre 3 et 5 ans lorsque l’immeuble climatise ; sinon, l’argument est patrimonial et de confort.

« Je ne suis pas au dernier étage. » L’étanchéité, les parties communes, les charges et la valeur de l’immeuble concernent tout le monde ; et le fonds de travaux est déjà constitué pour ce type de dépense.

« Attendons l’an prochain. » Chaque été d’attente est un été de surchauffe ; le chantier ne peut se faire que par temps sec entre 12 et 35 °C, ce qui impose de voter au printemps ou à l’automne pour un chantier avant la saison chaude.

« Et si ça ne marche pas ? » Nous remettons les mesures infrarouge avant et après, le contrôle d’épaisseurs et la fiche de suivi chantier ; les valeurs sont certifiées et le système garanti. Une visite d’une référence traitée peut être organisée.

« Et l’hiver ? » Le soleil d’hiver est bas et frappe les façades, très peu les toitures ; la perte de gain solaire hivernal est marginale par rapport aux économies d’été. Voir cool roof en hiver.

« Une toiture blanche, ça se salit. » La finition PH107TCL limite l’encrassement, et un nettoyage à l’eau basse pression tous les 12 à 15 mois maintient la performance ; il fait partie du plan d’entretien remis à la réception.

Modèle de résolution

Voici une trame à adapter par le syndic ; les blancs sont à compléter avec les éléments de la proposition.

Résolution n° …, Travaux d’application d’un revêtement de toiture réfléchissant (article 25 de la loi du 10 juillet 1965). L’assemblée générale, après avoir pris connaissance de la proposition de la société Hélios Solution Cool Roof en date du … relative à l’application du système de revêtement réfléchissant PrimaTherm® sur la toiture de l’immeuble (surface de … m²), destinée à améliorer la performance énergétique et le confort d’été du bâtiment et à protéger l’étanchéité existante ; Considérant que ces travaux relèvent de l’article 25 f) de la loi du 10 juillet 1965 en tant que travaux d’économies d’énergie ; Considérant le montant total de … TTC (TVA au taux de 10 %), financé par … (fonds de travaux, appel de fonds) ; Décide, à la majorité de l’article 25 (ou, à défaut, dans les conditions de l’article 25-1) : d’approuver la réalisation des travaux tels que décrits dans la proposition ; d’autoriser le syndic à déposer la déclaration préalable en mairie, à signer le marché et à ordonnancer les paiements selon l’échéancier convenu ; de répartir la dépense entre les copropriétaires selon les charges générales ; de mandater le conseil syndical pour suivre l’exécution et participer à la réception.

Après le vote

  1. Dans le mois : notification du procès-verbal, purge du délai de contestation, dépôt de la déclaration préalable, signature du marché.
  2. Avant chantier : attestations d’assurance, planning, information des occupants (accès toiture, bruit du nettoyage le premier jour).
  3. Chantier : quelques jours, par temps sec entre 12 et 35 °C ; primaire, base en deux passes, finition ; contrôle d’épaisseurs ; mesures infrarouge.
  4. Réception : procès-verbal, dossier des ouvrages exécutés (fiches techniques, garanties, plan d’entretien, reportage photo), remis au syndic.
  5. Été suivant : constat des occupants, relevé des consommations si l’immeuble climatise, point en assemblée.

Cas particuliers

Petite copropriété. En dessous de quelques centaines de mètres carrés, la mobilisation d’une équipe pèse dans le coût ; le système PrimaTherm® en boutique, appliqué par une entreprise locale ou en régie, peut être la bonne réponse, avec le même protocole en quatre couches et la même déclaration préalable.

Toiture mixte. Une toiture-terrasse partiellement végétalisée, ou accueillant des équipements et des terrasses privatives, se traite par zones : le revêtement réfléchissant sur les surfaces d’étanchéité apparentes, les zones végétalisées conservées. Le plan de toiture joint à la proposition précise ce découpage, et la résolution doit le mentionner.

Secteur protégé. Aux abords d’un monument historique ou dans un site patrimonial remarquable, l’avis de l’architecte des Bâtiments de France peut conduire à une teinte claire plutôt qu’au blanc, avec une réflectance moindre ; l’étude le signale avant le vote pour éviter une résolution inapplicable.

Immeuble climatisé collectivement. Lorsque des locaux communs ou une production de froid collective existent, un sous-comptage installé avant les travaux permet de présenter, à l’assemblée suivante, l’économie réellement constatée, ce qui facilite les décisions ultérieures du même type.

Toiture en fin de vie. Un cool roof ne répare pas une étanchéité qui fuit. Si le diagnostic conclut à une réfection, la résolution doit porter sur la réfection, avec le revêtement réfléchissant comme finition ; c’est une autre majorité et un autre budget, et il vaut mieux le savoir avant l’assemblée.

L’accompagnement Hélios

Nous fournissons au syndic et au conseil syndical le dossier complet : étude, proposition détaillée, note sur la majorité applicable et la déclaration préalable, réponses aux objections, trame de résolution, et, si vous le souhaitez, la présence d’un technicien en assemblée pour répondre aux questions. Petites copropriétés de moins de 500 m² de toiture : le même système est disponible en boutique, avec les prix affichés, pour une application par une entreprise locale ou en régie.

Sources : loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, articles 24, 25 et 25-1 sur Légifrance, article R. 421-17 du code de l’urbanisme, article 279-0 bis du code général des impôts, ANIL.

Questions fréquentes

Quelle majorité pour voter un cool roof en copropriété ?

Les travaux d’économies d’énergie relèvent de l’article 25 f) de la loi du 10 juillet 1965 : majorité absolue des voix de tous les copropriétaires. Si le projet recueille au moins un tiers des voix sans atteindre cette majorité, l’article 25-1 permet un second vote immédiat à la majorité simple de l’article 24. La qualification exacte des travaux (amélioration énergétique ou entretien de la toiture) est à confirmer par le syndic, car elle conditionne la majorité applicable.

Faut-il une autorisation d’urbanisme ?

Le changement de couleur d’une toiture modifie l’aspect extérieur de l’immeuble et relève en général d’une déclaration préalable en mairie (article R. 421-17 du code de l’urbanisme). Le PLU, les abords de monuments historiques ou un site patrimonial peuvent encadrer les teintes ; nous vérifions ce point avant l’assemblée.

Quelle TVA s’applique ?

Pour un immeuble d’habitation achevé depuis plus de deux ans, la fourniture et la pose d’un revêtement réfléchissant relèvent en principe du taux réduit de 10 % (article 279-0 bis du code général des impôts), sous réserve des conditions habituelles (attestation du client, locaux à usage d’habitation). Le taux applicable est confirmé dans la proposition.

Le cool roof est-il éligible à MaPrimeRénov’ Copropriété ?

Non. MaPrimeRénov’ ne couvre pas le cool roof. La prime CEE BAT-EN-112 vise pour sa part le tertiaire à usage commercial climatisé, pas le résidentiel. En copropriété, les leviers financiers sont le taux de TVA réduit, le fonds de travaux et, le cas échéant, des dispositifs locaux à vérifier auprès de la commune ou de la métropole.

Quels bénéfices pour les copropriétaires qui ne sont pas au dernier étage ?

Une étanchéité protégée des chocs thermiques et des UV, donc une réfection repoussée ; des parties communes sous toiture plus fraîches ; une consommation réduite si des locaux communs sont climatisés ; et la valeur d’usage de l’immeuble dans son ensemble, les appartements du dernier étage cessant d’être invendables en été.

Combien de temps dure le chantier et gêne-t-il les occupants ?

Quelques jours pour une toiture de copropriété courante, sans échafaudage ni grue : les fûts et la pompe restent au sol, seuls les flexibles montent en toiture. Aucun accès aux appartements n’est nécessaire ; la seule nuisance sonore est le nettoyage du support le premier jour.

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