Aller au contenu
Étude gratuite — réponse sous 48 h04 82 53 16 44
Technique

Température dans un entrepôt logistique : repères, risques et solutions

Un entrepôt en bac acier simple peau dépasse couramment 35 °C au poste de travail en juillet, et davantage sur les mezzanines et les racks hauts. Ni norme ni température plafond ne s’appliquent, mais des repères, des obligations et des solutions existent. Ce guide les met dans l’ordre : ce qui se passe sous la toiture, ce que dit la réglementation, ce qui marche vraiment.

Mis à jour le 12 septembre 2026 · Hélios Solution Cool Roof

Ce qui se passe sous la toiture d’un entrepôt

Un entrepôt cumule trois caractéristiques qui en font un piège thermique. Sa toiture est immense, de 5 000 à 60 000 m² d’un seul tenant. Elle est le plus souvent en bac acier simple peau ou peu isolé, un matériau qui monte en température en moins d’une heure de soleil et rayonne aussitôt vers l’intérieur. Et elle coiffe un grand volume d’air dans lequel la chaleur monte et se stratifie.

Résultat : la surface d’une toiture sombre atteint 50 à 70 °C en plein été, la température à hauteur d’homme franchit 35 °C dans les allées, et les mezzanines, les racks hauts et les zones de picking en hauteur affichent plusieurs degrés de plus. Les quais, exposés et ouverts, subissent en plus le rayonnement direct. Ce sont précisément les zones où travaillent les préparateurs, les caristes et les agents de quai.

Les repères : ce que disent l’INRS et le Code du travail

Il n’existe pas de température maximale légale. L’INRS retient deux repères, 28 °C pour un travail physique et 30 °C pour une activité sédentaire, au-delà desquels la chaleur peut constituer un risque, et précise qu’il s’agit d’indicateurs et non de seuils. La préparation de commandes est un travail physique : le repère pertinent en entrepôt est 28 °C.

Depuis le 1er juillet 2025, le décret n° 2025-482 impose à l’employeur d’évaluer le risque lié aux épisodes de chaleur intense, de prendre des mesures, dont des moyens techniques pour réduire le rayonnement solaire, de fournir de l’eau fraîche à proximité des postes et d’organiser le signalement et les secours dès qu’une vigilance canicule est activée. Notre article sur les obligations de l’employeur face à la chaleur en détaille le contenu. La fiche INRS consacrée au transport et à la logistique ajoute des mesures concrètes : adapter le rythme et la durée des pauses, la tenue, l’hydratation pendant l’activité, l’aménagement des quais.

Les risques : équipes, marchandises, équipements

Les équipes. Au-delà de 28 °C, les cadences baissent, les erreurs de picking augmentent, les pauses s’allongent, l’intérim se raréfie en juillet et les accidents de manutention se multiplient en fin de journée. Les symptômes, fatigue, maux de tête, vertiges, précèdent le coup de chaleur.

Les marchandises. De plus en plus de références sont sensibles : produits de santé, dont les bonnes pratiques de distribution encadrent la température de stockage, cosmétiques, chocolat, vins, électronique, adhésifs. Une dérive en zone haute, là où l’on stocke souvent les références lentes, se traduit par des pertes, des litiges transporteurs et des non-conformités qualité. Sur les plateformes de produits frais, la charge de toiture pèse directement sur les groupes froids, comme l’explique notre page agroalimentaire et froid.

Les équipements. Chariots, convoyeurs, automates et serveurs de gestion d’entrepôt supportent mal les ambiances au-delà de 35 °C. La climatisation des locaux techniques et des bureaux d’exploitation tourne à plein régime aux heures les plus chères.

Les solutions, classées par efficacité

  1. Réduire la chaleur à la source : la toiture. C’est le levier le plus puissant sur un entrepôt, parce que le toit est la surface qui reçoit l’essentiel du rayonnement. Un revêtement réfléchissant certifié ramène la surface de 50–70 °C à 25–35 °C, soit jusqu’à −30 °C. Le système PrimaTherm® renvoie 95 % du rayonnement solaire (ASTM E903-12), avec un indice SRI de 120 conservé à 119 après 4 000 heures de vieillissement accéléré. Le bac acier est le support le plus favorable : nettoyage, traitement des points de corrosion, primaire, base réflective en deux passes, finition. Sous le toit, le gain ressenti atteint jusqu’à −6 °C, davantage en hauteur, sans consommer un kilowattheure.
  2. Ventiler la nuit. Les grands volumes se rafraîchissent par ventilation nocturne quand la toiture ne réchauffe plus l’air : exutoires, ouvrants hauts, extraction. Efficace en complément, insuffisant seul si le toit reste à 65 °C le lendemain.
  3. Protéger les quais. Auvents, brise-soleil, organisation des chargements aux heures fraîches, eau à proximité : les mesures de la fiche INRS transport-logistique.
  4. Brasser l’air aux postes. Ventilateurs de grand diamètre ou brumisation en zone de préparation : un confort réel pour les équipes, à condition que l’air brassé ne soit pas déjà à 35 °C.
  5. Climatiser les zones sensibles. Locaux techniques, cellules de produits sensibles, bureaux d’exploitation. Dans un entrepôt complet, la climatisation est rarement réaliste et contredit les objectifs du décret tertiaire pour les bâtiments de plus de 1 000 m².

Un entrepôt traité, en pratique

Le chantier se fait sans arrêt d’exploitation : fûts et pompe au sol dans une zone balisée, flexibles en toiture, aucun quai neutralisé. Une cellule de 5 000 m² se traite en une à deux semaines selon la météo. À la réception, nous mesurons la température de surface zone traitée contre zone témoin, à la même heure, et nous documentons le chantier pour votre DUERP et vos audits clients. Notre page cool roof logistique décrit les configurations rencontrées, des entrepôts secs aux plateformes frigorifiques, et notre guide économies de climatisation chiffre l’effet sur les volumes climatisés.

Sources

Questions fréquentes

Quelle est la température maximale autorisée dans un entrepôt ?

Il n’y en a pas dans le Code du travail. L’INRS donne des repères : 28 °C pour un travail physique, 30 °C pour une activité sédentaire, au-delà desquels la chaleur peut constituer un risque. Depuis le 1er juillet 2025, l’employeur doit en outre évaluer le risque de chaleur intense et prendre des mesures dès qu’une vigilance canicule est activée.

Pourquoi fait-il plus chaud en hauteur dans un entrepôt ?

L’air chaud monte et se stratifie : sous une toiture à 50–70 °C, les couches d’air proches du toit sont les plus chaudes. Les mezzanines, les niveaux hauts des palettiers et les postes de picking en hauteur subissent des températures supérieures de plusieurs degrés à celles mesurées au sol.

Quelles marchandises sont sensibles à la chaleur ?

Les produits de santé, dont les bonnes pratiques de distribution encadrent les conditions de stockage, les cosmétiques, le chocolat et la confiserie, les vins et spiritueux, l’électronique, certains adhésifs et peintures, les cartons qui se déforment. Un dépassement en zone haute se traduit par des pertes, des litiges transporteurs et des non-conformités.

La ventilation ou la brumisation suffisent-elles ?

Elles améliorent le confort mais ne traitent pas la cause : un toit qui rayonne. Dans un volume de 10 à 15 m de haut, elles brassent un air déjà chaud. Réduire la température de la toiture, par un revêtement réfléchissant certifié, agit à la source et rend les autres mesures plus efficaces.

Combien de degrés gagne-t-on avec une toiture réfléchissante ?

Jusqu’à −30 °C en surface de toiture, de 50–70 °C à 25–35 °C, mesurés au thermomètre infrarouge. À l’intérieur, jusqu’à −6 °C ressentis sous toiture selon l’isolation, la hauteur et la ventilation. Les gains sont les plus nets aux heures les plus chaudes et en hauteur, là où le problème est le plus aigu.

Pour aller plus loin
Aussi dans « Technique »
Passons à votre toiture

Votre étude gratuite, réponse sous 48 heures.

Surface estimée par satellite, potentiel thermique, aides mobilisables : un expert vous rappelle avec du concret, jamais avec un prix catalogue.